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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 00:00

                Vigueur, et joie, plus que cet arbre couché de Chaim Soutines, lequel n'aimait pas Van Gogh, le prenant pour

 une jeune couturière !... Aiguise tes "instruments" intérieurs pour bâtir au mieux ta cathédrale, culpabilité inconsciente

effacée, réduite à quia..  Voltaire vit en Dieu un "horloger", alors celui-ci est habile et grand artiste. Ton âme doit être sacerdotale non contraignante. Bien être fait le sage. Ecoute encore Lamartine susurrant à ton oreille : - "Voyager pour chercher la sagesse était un grand mot des Anciens", je reviens de Strasbourg !.. Au retour, l'adage populaire m'a suivi : "Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée... ; l'enclume dure plus que le marteau !"... Je voudrais, ô Dieu, vous expliquer mon tourment..... anônné-je avec Mozart

~~ Ce n'est pas la force, mais la persévérance, qui fait les grandes oeuvres (Samuel Johnson).

Je cheminai sous les cyprès de la mémoire, au vent bien frais visant la perfection de l'ouvrier et de l'artisan, soit uniquement la grandeur de l'effort tourbillant en ce que je savais ne pouvoir jamais l'atteindre, cette pleine perfection qui donne saveur à la vie même, je cheminai, le soir descend, le vent mouvant dans les ombres des gens qui passaient à mes côtés sans me voir, je cheminai, un feu sacré brillant au fond de me ténèbre - "peu de coups de marteau, mais là où il faut", l'âme bâtissait ma cathédrale, et, dans les arbres mêlant la dextérité de Soutines à l'ardeur Van Goghienne, le ferronnier d'art en moi disait : - "à dure enclume, marteau de plume", écris donc !...  J'écrivis, scrupuleux et juste. J'écrivis, et clamant : "Lorsque tu es enclume, souffre comme une enclume ; lorsque tu es marteau, frappe comme un marteau.." Et, quand je suis la plume ?..

C'est en écrivant qu'on devient écrivain....

Cela est aussi certain qu'une tradition orale pour un digne forgeron en herbe !...

L'ancienne méthode au débutant comme anciens livres aux jeunes mains, j'écrivis, je lus... J'écoutai les oiseaux dans les cyprès d'ici ...

Les oiseaux ne s'effraient pas des étincelles du soleil.

Je cheminai. Parmi les lames solaires éclatant dans les arbres et parmi les herbes des champs.

Devenant oeuvrier de mon corps, je passai tous les seuils des apprentissages.

Tisonnant le feu de l'esprit avec le couteau de l'âme, au plus profond de mon intime.

Je cheminai.

Retournant le faire en dedans du savoir-faire, et, du bien dire, de me taire.

Silencieux. J'allai ainsi. Confessant mes ignorances aux animaux et aux plantes qui se nourrissent du sol par les bienfaits du ciel !.. Je forgeai mon mental à savoir battre le métal en un geste calligraphique, et la surface du métal des mots rendit incandescent le ductile de mes propres maux dont l'encre en sculptait la confession entière !..

Je cheminai, donc j'écrivais.

Je marche pour écrire, et j'écris pour marcher ; quand le pas n'est plus, la ligne me situe.

Telle devint ma devine de ferronnerie, la main, en premier instrument du pas suivant !...

Au premier mot posé, j'en fus renseigné sur la suite à donner.

Le mot suivant fit besogne au coup porté à mon insu.

Sur la blancheur des pages, je cheminai donc...en toute alacrité, bâtissant ma cathédrale intérieure.

 

RAJOUT DU PETIT MATIN / Ce texte, publié à mi-nuit, a-t-il soulevé les grands vents, là,dès les premières heures du jour, cinq, six, la tempête de vent fort dessine pareil sous mes yeux les arbres peints par Soutine et Van Gogh, idem, j'ai sous les yeux l'âme de ces artistes en grand réel grandeur nature, ça souffle de partout, tourbillonne et rend fous les silences, sans pluie ni neige, ça ne fait que vomir du souffle, le ciel sombrement gris dessus une mer si blanche qu'on dirait une prairie de moutons affolés (pourtant de force tranquille - 30 annoncée, elle en est que plus ballottée en tous sens par les souffles démentiels), et, , si le Silence est Père intérieur, l' Ame en est la mère céleste !... GRAND VENT qui tourbillonne, éreinte la force des arbres qui - plient, ploient sans rompre - , affaissant bas leurs hauts feuillages, le vent est fabuliste autant que céleste est l'âme des en-allés qui, là, se manifestent (les vivants ont oublié leur grande joie, leur alacrité... Géranium, fleur des soldats, pensez aux hommes dont le sang bleu n'est pas !.. )

   Géranium, fleur des soldats,

Pensez aux hommes dont le sang bleu n'est pas !..

Soyez de rouge leur force de pas

dans les tempêtes de Wreckhouse hors Terra-neuva !

Tout n'est pas rose ni dans la vie ni sur la carte des vents !

 

 

carte de 1492 du navigateur et cartographe portugais Jorge de Aguiar.

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Published by Saint-Songe© - dans po-éthique
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commentaires

Phène 21/01/2013 19:03


L'homme était certainement d'humeur maussade, tout comme le temps...


Je vous souhaite, cher âmi B. une belle soirée tapissée de pensées réjouissantes...

Saint-Songe© 21/01/2013 19:19



Voyez, l'humeur maussade m'a toutefois fait écrire, à mon retour : LES DOUCEURS SPIRITUELLES D'UNE FEERIE DE VIE D'AMOUR !... Le Poème travaille les ombres du corps et de l'esprit, tout en y
décelant l'or du Verbe !... Donc oui , de ce que vous me dîtes : "les pensées réjouissantes" ; plongé-je dans le réel brut d'une corvée à faire, que cela me navre bien..., et, sans femme me
consolant au retour, eh bien, il y a dieu qui s'en charge, apparemment !... B.



Phène 21/01/2013 14:14


Joie est Lumière qui éclaire le pèlerin balayé par les tournoiements de ses sombres humeurs. Oeuvre, brave Coeur et se bâtira le fanum de ton âme !... bien à Vou-,
cher B.

Saint-Songe© 21/01/2013 17:40



Je viens de faire 12KMS dans le vent fou du bord de mer... Cela calme les atermoiements et tournoiements sombres ! Oui oui...  J' oeuvre au mieux, en tout cas !... Il y a quelques copeaux de
caractère qui choient au sol, c'est humain... De Vinci nous dit : "sachez vous éloigner car lorsque vous reviendrez au travail votre jugement sera plus sûr"...Je reviens de Strasbourg, et
là, de chez le cordonnier qui...n'a pas voulu réparer la semelle usée de mes chaussures de marche (que vous voyez sur mes photos )... Bonne alacrité de même !...B



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