Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 12:25
Tranche d'espadon  poêlée  au beurre doux à feu doux
sur lit de dés d'oignons et de tomates coeur-de-pigeon et cerise
accompagnée de nouvelles petites pommes de terre ;
un verre d'eau avant le morceau de fromage au lait cru de ferme
et de l'Amandine framboises (pâtisserie suivie de café et de chocolat)

Repos / Zazen dans la cour (où j'ai déjeuné en écoutant la 15ème de
Shostakovich,  par la porte vitrée laissée ouverte qui sépare le séjour
de ladite cour dallée) :
                                         

Marche méditative

Discours du Maitre du ciel breton :
- Le goéland.

Cérémonie de l'au-delà, écoute attentive afin d'éviter les pièges d'une
communication trop pressante avec le céleste, par qui j'écris, en fait....
Je n'écris rien, tout m'est donné ; il suffit d'écouter le ciel "intérieur"....

Retour vers le gîte d'au Milieu les Petites Eaux, n'° 7 , par la passerelle
bleue séparant les deux villes, surplombant la ria du Port Rhu (rouge,
par le sang versé des victimes du pirate la Fontenelle, qui oeuvrait là,
sur l'île Tristan de laquelle dépend la ville d'Ys de nos jours...)

La solitude est un trésor quand on la considère comme une Princesse.
Princesse alliée sans folie à quoi s'allier.
Repost 0
Published by Saint-Songe© - dans écritures journalières
commenter cet article
13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 06:39

Mon "tapis de souris" représente la gare de bois de Cauterets, une fraîche cascade, un télésiège et les thermes où  séjournèrent, outre mon ami, les éminentes armées de César, la soeur du roi François, la célèbre érudite poétesse Marguerite de Navarre qui vint écrire son chef-d'oeuvre, l'Heptaméron, et la Sand d'un soir après l'émouvante Hortense, le fier Chateaubriand comme le gigantissime Hugo, aèdes romantiques parmi les eaux sulfureuses sentant les oeufs pourris ; le soufre pur ôte les souffrances et les impuretés de l'esprit qui divague(nt) ; j'y vins goûter des heures exquises, passif devant les forces du Gave nées de plusieurs autres venues des hauts névés, un étau de montagnes surplombant la châsse de la ville placée dans sa vallée, tout un nid de chant de sources et de fontes s'auto-gargarisant, qui remonte, qui dévale, qui bondit partout en broderies de cascades, par  l'ouest du "Péguère" et par la  Route du Limaçon (de Pierrefitte à Cauterets), des bains de Pauze-Vieux à ceux de Pauze-Nouveau qui concurrencent avec les Bains du Bois, du Pré et du Petit-Saint-Sauveur, des noms à vous bercer ainsi que bruissantes chutes supérieures du pont d'Espagne, par la route Napoléon dans le bel aujourd'hui....

La vallée sauvage ressemble aux  rébellions d'un  ventre, qui sont  les pires, selon Bacon.

Ça grouille  de surprise dans la gorge trempée, l'admiration vous enserrant jusqu'à l'émotion, ce que j'ai vu, dans le miracle d'une Aurore Dudevant guérie des eaux de Vallem Caldarensem, nom de Cauterets d'après la charte de 945, soulignant ainsi la Vallée de la Chaudière (Cautera ; Caüteres), confirmée par la charte de Henri IV (1572), ce qui fit l'écrire, par Marguerite d'Angoulême, reine de Navarre, tantôt Cauderes, tantôt Cotteretz, par quoi Rabelais  notifia, au Livre II de Gargantua : Cauderetz (à chacun son glougloutis de "Caü-Caou-Cuou" dans les rets de cette racine...)
En moi-même, j'ai gardé le son rauque du latin Vallem Caldarensem, notifié sur mes nombreux envois de cartes.

Les armes de cette ville d'eaux :
- Un écu, mi-fond de gueule, mi-fond d'azur où se détachent les trois "culaous", pics blancs de neige et d'or qui verrouillent le trésor de la vallée du côté de l'Espagne, une belle corneille entre deux chaudrons, oiseau familier volant dessus les vapeurs des sources soufrées.
Mes armes ramenées :
-  un agenda et deux cahiers, mon stylo fétiche, tout à la pensée des écritures guérie où s'élargissent des bouts d'esprit non rimés sur des bouts de prairies aperçus que le gave infernal contourne en grelots d'argent tintinnabulants.
Tonnerres d'eau !
J'ai écrit par la Cambasque, j'ai noté sur la Fruitière et le Lutour, j'ai dessiné au lac de Gaube (où Hugo vint songer), et, par le val de Jéret, qu'ai-je bien pu faire sinon inventer d'autres lieux de mystère que ceux, au pied du Péguère, le Monné de 2 726 mètres ajouté à  son voisin le Cabaliros, qui forment les pacages des chevaux ?
Ai-je henni, le bonheur me prit, par les Pyrénées occidentales visitées, depuis le véritable chalet-gare routière proche le musée des trois règnes, minéral-végétal-animal, exposés ; en face de l'église Saint-Martin, le poète Eugènie de Guérin y logea dans l'un de ces immeubles de caractère, style second Empire.

J'ai rêvé souventes fois du côté du Mamelon Vert, par la route du Docteur-Domer filant jusqu'à Cancéru, hameau à deux kilomètres depuis le centre-ville, j'ai rêvé devant ce Théâtre de la Nature (en vogue sous Napoléon III) que des herbes folles emprisonnent depuis, sur la riante promenade.
J'ai rêvé, à la régalade...

Je me suis senti aussi bien que la Reine Hortense, exilée dans son ancienne grange, sur les hauteurs historiques, ruches à lacets et à cascades, ah fouchtra, quelle paix là-haut j'ai respiré, hêtres de Cauterets !..
Hêtres-piliers séculaires, temples des cieux qui touchent les cimes, voûtes aux arceaux sulfureux, mais arbres silencieux, vous priâtes pour mes peines ainsi que prêtres-exorcistes, j'ose croire, hêtres calibrés en mille forces phalliques, vos troncs nerveux et ligneux dressaient aussi la finition de vos doigts lumineux dans les échanges de pluie et d'éclair, quand de la terre surgissaient des lances étrangement ignées, ah palsambleu, que j'étais apaisé dans vos robes de feu , racines à nues !...
Idem géologiquement, la Bretagne est donc soeur jumelle des Pyrénées diaprées, quand il pleut après l'orage..
Et Comtes de Bigorre valent ceux de Rohan !

Repost 0
Published by Saint-Songe© - dans écritures journalières
commenter cet article
11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 00:00

 



L'homme est une femme perdue ;
La femme, un homme égaré -

L'égo se nourrit de peur(s) et de limite(s)

Repost 0
Published by Saint-Songe© - dans écritures journalières
commenter cet article
10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 09:21

Le ciel est triste. Sa grisaille pleuvine. J'ai dépoussiéré tout l'espace de ma chambre-océan. Les vagues spirituelles sont au repos, le mini balcon s'égoutte. Des colliers de trombe d'eau m'ont empêché d'aller vers Quimper (l'objectif prévu d'hier n'a plus cours en ce jour ; ainsi pour nombreux plans fixés sur l'oreiller des envies) ; quel aveu, quel appel, tu sors du rang, Balzac valdingue.

"Dis-je une pensée assez belle ?"

Pleut-il sur Lille ? L'Europe est-elle sous l'ondée fatidique d'une pluie généralisée ?
Le ciel fait sa "Politique" : il a raflé toutes les voix en une
- Pluie.
Je pense à Verlaine, c'est facile, quelque douce douleur qui envahit les toits et les pavés.
Sagesse :
"Le triomphant éclectisme du beau"

"Je ne sais pourquoi
Mon esprit  amer
D'une aile inquiète et folle vole sur la mer

Tout ce qui m'est cher,
D'une aile d'effroi
Mon amour le couve
au ras des flots
- Pourquoi, pourquoi ?"

Ce poème jadis lancé aussi vers une amie...
retombe en mes pensées percluses d'hallali
- Pourquoi, pourquoi ?

Sur le point d'être un autre, sommes-nous toujours le même,
Monsieur Verlaine ?

Repost 0
Published by Saint-Songe© - dans écritures journalières
commenter cet article
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 09:55

 

Se chercher Se re-chercher Toujours en quête d'une pensée meilleure
dans l'ombre de soi-même à l'explosion des lumières intérieures
brisées par  trop de fougue ou de  fureur
dans la pluie de ce jour où la grisaille domine
J'ai ce Masque-Présent me disant : - Ne maudis pas ce qui fut ton aigreur,
d'une peine souvent surgit une pluie d'étoiles 
inversement sensible à l'épopée sauvage,
nudité d'homme qui s'interroge, paisible malgré l'orage...

Deux êtres en un comblent l'ennui.

C'est la pluie C'est la pluie C'est la pluie
Aujourd'hui c'est la pluie
mais il fait beau en mon for intérieur !
Repost 0
Published by Saint-Songe© - dans écritures journalières
commenter cet article
5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 06:49

C'est le tour du bois du champ de bruyère qui mène à la mare aux têtards et aux nénuphars, les morceaux de pain flottant pour les canards,  c'est du côté du Bois du Névet, le Coat ar glazig glaz où nous menèrent dix kilomètres 
de marche, hier, sous le ciel pommelé Magrittien, tous les temps conjugués au contentement du loisible.
Les épis de maïs ne dépassaient pas la hauteur de cheveux  coupés à la brosse.
Des ombres étranges agitaient les fourrés.
Des scarabées, venus d'Egypte, hantaient les sols, prêts à pincer les universels intrus, libellules et papillons compris.

Trois rangs de fourmis allaient-venaient entre remblai et l'abord de ce champ, distancés d'un mètre vide.

Le ruisseau du Bois du Haut rejoignait, par les pierres et par les ponts de hautes herbes, la première rivière basse de laquelle nous sommes venus, Locronan-Plogonnec-Kerlaz-Le Juch laissés à leurs cardinaux.

Nous étions at "Home", sieur Y.A-B !  At  Home, endroits sains, nous respirions  La Planète  par ce Coat !

Les chemins chenillaient. Les palombières, hors d'usage, semblaient des miradors de bois d'un ranch dévasté, phares naturels sans guide que le vent, au bout de ce champ. Pas un oiseau, cependant, c'est brisée de volatiles dans les airs, le ciel fut vide. Le jour mêlé à la nuit des Temps : l' aios.
A l'heure du pas, aucune heure. 
L'heur seulement de la marche libre.
Entendez-vous venir à vous le commando des randonneurs ? 

Il faisait lourd, mais beau, Magritte avait repeint le ciel et le bois, le mental refermé sur lui-même, tel un gros oeuf en une chambre minuscule, fenêtre close, lampe allumée, un oiseau, plus rare que l'Homme nouveau, allait naître de cet oeuf plus gros encore que celui d'un dinosaure de dernière heure.
"Home" ! nous alertez-vous, "Home !"
Oui, mais que font pour respecter cette "planète" les plus hauts dignitaires qui méconnaissent  La Nature ?
Leurs gros cigares étouffent leurs fausses paroles mensongères, des catins et des boys pleins les bras, histoire d'entendre la pluie de leurs fantasmes marteler le toit percé de leurs boîtes crâniennes tapissé(e)s de narco-dollars ?
Vous nous mentez, messieurs les "moralisateurs", commencez par nettoyer le champ de vos microbloggings, il y a mauvaises traces de vos humeurs pas si Net(tes) !..


 

Repost 0
Published by Saint-Songe© - dans écritures journalières
commenter cet article
4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 08:45

Ces nuits de retour, je vois l'aura bleue de la lune aussi brillante que joyau posé dans l'écrin ouvert de l'Univers, et je m'endors l'observant depuis le lit où mon esprit s'ouvre aux paysages de l'inconscient ;  nuit se faisant, je capte les lueurs de ce psychisme méconnu qu'au matin je devine éloignées de ma conscience ; pouvons-nous dire ce que nous sommes totalement ?

Le caractère néfaste des sectes n'est plus à démontrer : suicides collectifs, entière dépersonnalisation, aliénation des libertés, soumission aveugle au gourou des temps modernes.
Ce fléau est à combattre avec vigueur et détermination.
Restons vigilants, l'idée de mort s'incruste partout ; j'ai laissé mon sommeil à la lueur lunaire, tout mon corps reposé après ce long voyage...

Repost 0
Published by Saint-Songe© - dans écritures journalières
commenter cet article
18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 18:00
                                           ***

Voilà, je m'en vais vers Tournai, laissant la page libre de mon Blog.
Il se peut que j'y revienne ; il se peut que non, comme précédemment évoqué, marchant, je pratique
la philosophie du peut-être : au matin, savons-nous tout ce dont contiendra une journée entière ?
Elle contient  tant  d'imprévus que nous vivons à la grâce de ce qui nous parvient.

Paraphrasant un titre d'Echenoz,  "je m'en vais"  (Minuit, 1999) ...
"Il faut tourner la page / changer de paysage " nous a chanté, nous chante encore Nougaro
(Overblog - Deezer ne me permet pas d'en placer la musique, excusez -les),
chantons ensemble,  chantons, partons.. .au Large,  vers le grand  Large...

Lecteurs de tout sexe confondu, il se peut que j'en revienne pas !!!
Kenavo du site, en ce cas,
et merci de m'avoir lu... Bertrand

Rajout de Kenavo : ce Blog a lui seul tient lieu de livre... (si POL ou autre venait à y regarder !)







** Musée du Compagnonnage de Tours (Compagnon sur le départ du Tour de France avec sa malle
à quatre noeuds - fin du XIXème siècle - réalisé en acier, laiton et cuivre, en 100 heures de travail ;
par Jean BOURREAU  dit   "Tourangeau Coeur Fidèle",  Compagnon Maréchal-Ferrant du Devoir..)

Carte 1er Jour du 1-06-2001 trouvée sur Quimper (en 2008)
Repost 0
Published by Saint-Songe© - dans écritures journalières
commenter cet article
18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 12:49

Ça peluche
le pollen de noisetier
sur les sentiers

Des greluches
(quelques pies
éparpillées
sur les murets
répartis
dans la prairie)
                                            sautillent
auprès des veines de pollen
tout en mousse
le long de ces sentiers de brousse
dans le paisible heurt d'un caducée
qui repousse
le pas du promeneur hésitant
couvert des flocons blancs
qui volettent perce-neige
dans l'air

Ça peluche
Ça
libère
tout esprit pesant

Repost 0
Published by Saint-Songe© - dans écritures journalières
commenter cet article
16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 01:34

 

Dans les murs
Il y a des documents
qu'on ne trouve toujours pas
fabuleux.

Plus les clés de la ville
étaient jetées dans le puits
Plus elles étaient renouvelées
par le Périsprit...
                                                                                           

Et cela forgeait
les résidus de lecture
d'où émanent une à une
Les Écritures ;

Amusant,
mais cohérent
Premier visiteur
Légendaire
venu d'une autre terre
que celle où j'habitais
en fin de Finistère...
Repost 0
Published by Saint-Songe© - dans écritures journalières
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Saint-Songe
  • Le blog de Saint-Songe
  • : Journal Poético-Littéraire Spirituel
  • Contact

Recherche