
Demi-cercle en le carré , la pensée s'évente, à l'écoute du jour et de la nuit.
Sur l'éventail des pensées, que touchons-nous au juste, d'aussi près, qui n'est pas dit ?
Il n'est pas dit qu' Il fut à Lui seul tout l'Espace, toutes les saisons n'étaient qu' Une, et la sienne, d'où la vie jaillit.
Jaillit le désir et le "meurtre", déjà ; jaillit l'Ombre, depuis la Lumière ; dans les profondeurs de nos esprits.
Nous pensons encore, nous Le croyons ; sur le bel éventail, chacun dépose une parole : du vent.
Souvent, dans la tête "au carré", nos idées tournent en rond ; en un éclair, l'Oint nous éclaire, nous nous taisons.
Au début de nos solitudes, nous avons faim et soif d' amour, rien n'a changé, nous nous cherchons.
Un demi-cercle de joie dans un carré de peines.
Je bats l'éventail de poèmes à mon oreille attentive, j'écoute le Monde, il ne m'inspire plus...
Ce qui nous émeut à chaque instant du mal d'un autre est pis pour moi que de souffrir pour cent,
calmer mon hyper-émotivité naïve, le ciel semble en souffrance !
- Quoi, le ciel ?.. Hélas, je sais bien, dût-il être en nous-mêmes un lieu réconfortant, il menace !..
Le ciel, après la mer, réouvert dans un livre mental, le ciel menace, il est fiévreux, l'Humanité le navre !
Reposons-nous, gagnons la chambre, faisons l'amour aux mots, écrivons pour demain...
Tout faiblement, si bas, du bout des lèvres, à l'éventail, tranquille et apaisé, patientons le réveil
des consciences éveillées, patientons, à l'aveugle raison, cette nouvelle existence !
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